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A la scène

Prochains spectacles

 

Petit cours de maintien illustré

ou l'effort risible des cadres de vie (pour contrer la mort)

"Avec ça on ne plaisante pas".

Comme une missionnaire de la tradition, obnubilée par le respect exhaustif de toutes les formes esthétiques officielles. Elle transparaît sans cesse à travers les règles qu'elle édicte, infiltrant ses commentaires personnels, aigres ou poétiques, comme si elle voulait s'approprier le jeu de la vie, le maîtriser, s'y reconnaître. Un personnage frustré, pathétique et drôle, exprimant d'abord une profonde tristesse, celle de n'être pas mariée, de n'avoir pas d'enfants... (?) réduite à juger une réalité à laquelle elle ne participe pas, à être un arbitre passif des échanges entre les autres, les époux, les parents, les amoureux. Ainsi l'existence chaotique, décevante, est récupérée, sublimée par la règle jamais faillible, toujours reconnue.

"Ainsi que cela continue"

Par le relais des générations que le texte traverse, c'est le passage du temps qui nous est conté, dans sa continuité imperturbable. La vie d'un homme, de sa naissance à sa mort.
La peur de cette mort aussi, omniprésente, et l'angoisse de la solitude, contrées avec une énergie fougueuse, presque tyrannique, à travers la fabrication des cadres de représentation sociale.

Au fond, ce qui nous est raconté : l'échec (de la vie organisée, de la prévoyance, de la construction d'un bonheur par les formes). Au fond, ce que l'on voit : la peur (de l'imprécision, de l'improvisé, du désordre).
Finalement : le besoin fou de se relier, de faire des traces, de justifier son existence par des signes extérieurs de réussite amoureuse et familiale. Famille qui se consolide et s'affirme aux yeux de tous dans le spectacle de ses évènements (ses parades, cortèges, klaxons, larmes, offrandes...).