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    <title type="html">Journal de Jean-Luc Lagarce</title>
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    <updated>2007-03-12T11:00:00+00:00</updated>
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        <name>theatre-contemporain.net</name>
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        <title>12 mars 1986</title>
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        <updated>2007-03-12T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Il y a des élections législatives et régionales dimanche prochain. Cela agite le pays. Il n’y a qu’en France qu’on y voit tant d’importance (il est beaucoup question de changement de société, comme à chaque fois).&lt;br /&gt;
J’irai voter pour la première fois. Non par conviction profonde, mais parce que Le Pen (extrême droite) m’inquiète&amp;nbsp;: il est à souhaiter&amp;nbsp;«&amp;nbsp;ami lecteur&amp;nbsp;» qu’à l’heure où vous lisez ces lignes, vous ne sachiez pas qui c’est, parce que Le Pen m’inquiète, et parce que Badinter, Ministre de la Justice pendant ces cinq années, a droit à mes remerciements. Le reste est assez inessentiel.&lt;/p&gt;</content>
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        <title>11 mars 1992</title>
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        <updated>2007-03-11T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Au fond – et qui en doute – je ne me suis jamais remis de la disparition de Gary.&lt;br /&gt;
C’est de là que tout vient ou là que tout s’est arrêté, comme l’évidence des erreurs.&lt;br /&gt;
L’autre jour, par hasard, je passe rue Charlot et je suis littéralement défait.&lt;br /&gt;
Rien ne compte.&lt;br /&gt;
Je n’écris plus depuis qu’il est entré dans ma vie – l’été à Berlin – et je n’écrirai plus.&lt;/p&gt;</content>
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        <title>10 mars 1987</title>
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        <updated>2007-03-10T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Difficultés d’argent énormes, ne cessant de s’aggraver, lettres de rappel, un avis d’huissier (impôts), papiers bleus, verts, roses… («&amp;nbsp;Sauf erreur de notre part, vous êtes redevable de la somme de…&amp;nbsp;»)&lt;br /&gt;
On va droit aux ennuis. (En général, dans ce genre de situation, fin 84 par exemple, j’ai été sauvé par le gong, mais là, sœur Anne, je ne vois rien venir…)&lt;/p&gt;</content>
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        <title>9 mars 1994</title>
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        <updated>2007-03-09T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Ce soir au Centre d’Art contemporain de Bordeaux on passe mon film vidéo et on m’appelle pour me parler comme si j’étais un vieux sage chinois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au théâtre – Athénée – Renaud Camus est venu et a cherché à me voir mais je n’y étais pas.&lt;/p&gt;</content>
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        <title>8 mars 1986</title>
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        <updated>2007-03-08T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Énormément de travail. Swift, l’adaptation, les tentatives assez encourageantes d’organiser une nouvelle tournée de Crébillon, Centre de Rencontres (épuisant, ce Centre de Rencontres – avec putsch tous les matins et les zigzags ascendant scorpion de Fornier).&lt;br /&gt;
Grosses difficultés d’argent sur la production de Swift.&lt;/p&gt;</content>
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        <title>7 mars 1992</title>
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        <updated>2007-03-07T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Le bon article de &lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt; a autorisé les imbéciles à enfin aimer le spectacle –&amp;nbsp;«&amp;nbsp;j’en étais sûre, c’est très très bien&amp;nbsp;!…&amp;nbsp;» – mais le public, jamais relancé, n’est pas au rendez-vous.&lt;br /&gt;
Très bon article dans &lt;em&gt;Télérama&lt;/em&gt; sur&amp;nbsp;«&amp;nbsp;la nouvelle vague&amp;nbsp;» du théâtre français dont je suis, paraît-il, un des représentants (très belle photo très efficace).&lt;br /&gt;
Portrait de moi dans&lt;em&gt; 7 à Paris&lt;/em&gt; qui me fit reconnaître par quelques lointains compagnons nocturnes.&lt;/p&gt;</content>
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        <title>6 mars 1989</title>
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        <updated>2007-03-06T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Dans mon lit, l’autre jour, le retour d’un jeune François. Il fait son service militaire à Châteauroux (Indre) et il joue du clavecin. Câlin, câlin. M’appelle à nouveau hier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un jeune Frédéric (23 ans). Petit pète-sec très&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Léopold&amp;nbsp;». Joli comme un cœur. Me met le grappin dessus et décide d’aller chez moi – malgré mes atermoiements – sans attendre. Nuit épuisante. La vie commune en quatre heures&amp;nbsp;: disputes et réconciliations.&lt;/p&gt;</content>
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        <title>5 mars 1994</title>
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        <updated>2007-03-05T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Je suis comme un animal, une brave machine sans désir juste obsédée par sa propre survie. Tenir jusqu’à mardi.&lt;/p&gt;</content>
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        <title>4 mars 1994</title>
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        <updated>2007-03-04T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Mulhouse. 13 h 50.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Immense théâtre tout neuf (1 200 places) un peu mégalo. Ai travaillé et ai fait travailler comme un animal la reprise du &lt;em&gt;Malade&lt;/em&gt; depuis hier.&lt;br /&gt;
Bon travail, belle équipe. Épuisant.&lt;br /&gt;
À 19 heures, suis allé à l’hôpital. C’était formidablement organisé. Suis retourné ce matin très tôt. Épuisant cela aussi. Cela se passera comme cela jusqu’à jeudi.&lt;br /&gt;
La Surveillante générale qui organise magistralement tout ça me dit avec une vraie gourmandise&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Un metteur en scène connu avec le Sida, c’était très original. Ça nous intéressait, ça nous change&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;</content>
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        <title>3 mars 1990</title>
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        <updated>2007-03-03T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Dans une interview donnée à l’occasion de la sortie de son dernier roman – qui raconte cela justement – Hervé Guibert annonce qu’il a le Sida et qu’il va mourir très bientôt. Il dit calmement les choses. Il va mourir.&lt;br /&gt;
Je reste abasourdi, dans la rue, les jambes tremblantes, comme s’il s’agissait d’un ami – mais n’est-ce pas de cela qu’il s’agit&amp;nbsp;? Qu’est-ce que je croyais&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
Tout le reste de la semaine occupé par cette nouvelle.&lt;br /&gt;
Je fais semblant mais je ne crois plus à rien.&lt;/p&gt;</content>
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        <title>2 mars 1994</title>
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        <updated>2007-03-02T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Hier, première à l’Athénée. Succès. Je crois qu’une partie de la salle était divisée mais gros succès à la fin. Belle représentation un peu chaotique mais belle. Les acteurs ensemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Patrice Martinet très enthousiaste et très attentionné. Un vrai directeur de théâtre comme je l’imagine. &lt;br /&gt;
Quelques femmes énamourées, Serge Valletti qui me parle désormais comme s’il m’aimait et les représentants du Ministère.&lt;/p&gt;</content>
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        <title>1er mars 1987</title>
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        <updated>2007-03-01T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Tentatives torrides – il est vrai que la semaine fut lourde – de réécriture de &lt;em&gt;Derniers remords avant l’oubli&lt;/em&gt; que j’ai soigneusement relu.&lt;br /&gt;
Début&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Bonjour, Paul.&lt;br /&gt;
– Salut, Pierre.&lt;br /&gt;
– Comment ça va&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
– Ça va…&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;
Etc. Je ne plaisante pas.&lt;br /&gt;
Et je ne lâcherai pas le morceau.&lt;/p&gt;</content>
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        <title>28 février 1994</title>
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        <updated>2007-02-28T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Hier, dans le quartier Opéra, sous la pluie d’un dimanche imbécile, sommes allés déjeuner Henri, Thierry, François et moi. J’ai mis un peu au point l’état de la maladie. Ce que je pouvais faire et ce que j’avais abandonné. C’était plutôt courtois.&lt;br /&gt;
Ensuite, nous avons parlé des projets. Ils seront coproducteurs de &lt;em&gt;Nous, les héros&lt;/em&gt; à l’automne et se contenteront d’accueillir &lt;em&gt;La Cagnotte&lt;/em&gt; au printemps.&lt;br /&gt;
C’était très étrange. J’entendais parler de moi, de ce que je vais faire comme si de rien n’était.&lt;br /&gt; J’avais le sentiment épuisant d’être un objet.&lt;/p&gt;</content>
    </entry>
    
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        <title>27 février 1994</title>
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        <updated>2007-02-27T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Peut-on vivre ainsi, faire semblant à ce point dans la solitude la plus effroyable, dans le désarroi, et pourtant sourire calmement&amp;nbsp;«&amp;nbsp;au milieu du Monde&amp;nbsp;»&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je n’irai pas loin ainsi, à rester debout, à répondre calmement aux questions en me disant que plus rien n’est pour moi…&lt;/p&gt;</content>
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        <title>26 février 1989</title>
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        <updated>2007-02-26T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Aussitôt de retour, notre héros s’en alla, traînailler du côté de la rue du Roi-de-Sicile où le beau Ron semble tenir boutique.&lt;br /&gt;
À peine devant la boutique – même le dimanche, elle est ouverte – stoppé net. Ron me voit, fronce le sourcil et aussitôt me reconnaissant donc, vient m’ouvrir la porte. Petite conversation, d’un pied sur l’autre. Notre héros&amp;nbsp;«&amp;nbsp;passait&amp;nbsp;» par hasard. Le beau Ron est rougissant comme jamais.&lt;/p&gt;</content>
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        <title>25 février 1994</title>
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        <updated>2007-02-25T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Ai répété un peu. Deux beaux filages, mardi et mercredi. L’Athénée comme un superbe instrument et les acteurs heureux d’être là.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi, hier, journée hôpital un peu épique. On m’a fait lever très tôt pour un scanner à Saint-Vincent-de-Paul où on a refusé de me le faire. Puis à Cochin, longue attente. Le Bel Arnaud de La B. est venu m’ausculter. Tout seul et adorable. Il avait l’air plus triste que moi mais on a fini par rigoler franchement pour une sombre histoire de ganglions (on a les sujets de plaisanterie qu’on peut…).&lt;/p&gt;</content>
    </entry>
    
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        <title>24 février 1985</title>
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        <updated>2007-02-24T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Répétition cette nuit jusqu’à 4 heures du matin. Et répétition à nouveau le soir.&lt;br /&gt;
Ai décidé de refondre le spectacle et notamment supprimer tous les&amp;nbsp;«&amp;nbsp;noirs&amp;nbsp;» que j’avais installés entre les séquences.&lt;br /&gt;
Gros travail mais nous ne semblons plus aller à la catastrophe.&lt;br /&gt;
J’ai même agressé le cher Daniel parfois. Le rappeler à l’ordre.&lt;/p&gt;</content>
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        <title>23 février 1991</title>
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        <updated>2007-02-23T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;Dijon. En face de la Cathédrale. Midi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est une belle ville, le peu que j’en vois, la nuit en rentrant, le matin parfois. Je n’ai pas visité, j’ai trop travaillé et je suis fatigué aussi.&lt;br /&gt;
Tiens&amp;nbsp;! un beau titre&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Revoir Dijon.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content>
    </entry>
    
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        <title>22 février 1991</title>
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        <updated>2007-02-22T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;La nuit, à l’hôtel, cherchant le sommeil à n’en plus finir, me serrant dans mes bras pour ne pas avoir peur, me racontant des histoires comme lorsque j’étais enfant, je sombre, je suis perdu, les larmes au bord des yeux, la folie me guettant dans l’ombre.&lt;br /&gt;
Le matin, je me réveille, épuisé de ma propre solitude, accablé de tristesse que je ne saurais pas dire, sans talent.&lt;br /&gt;
Deux heures plus tard, on peut me voir, énergique et brillant et spirituel, etc.&lt;/p&gt;</content>
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        <title>21 février 1994</title>
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        <updated>2007-02-21T11:00:00+00:00</updated>
        <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
        <content type="html">&lt;p&gt;L’infirmière qui la première m’a pris en charge – François était chez moi et je n’ai pas osé lui dire –, cette infirmière, je l’ai reconnue aussitôt, était l’infirmière qui… s’occupait de Gary le temps qu’il vécut rue Didot avec moi.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Là-haut&amp;nbsp;», il y a un rigolo qui ne s’ennuie pas du tout.&lt;/p&gt;</content>
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