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        <title type="html">Journal de Jean-Luc Lagarce</title>
        <subtitle type="html"></subtitle>
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        <updated>2007-10-31T06:37:20+01:00</updated>
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            <name>theatre-contemporain.net</name>
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            <title>05 août 1994</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Nuit à transpirer. Ma literie trempée jusqu’au matelas.&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, ça va. Plus de fièvre. Ça va.&lt;br /&gt;
Impressionnant : je me pèse chaque jour. J’ai perdu deux kilos en deux jours.&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>05 juillet 1990</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Berlin, 15 heures.&lt;br /&gt;
Il pleut comme jamais. Quelle ville !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Retour à la maison, donc. Long voyage très beau – et très long – à travers les forêts de l'Allemagne de l'Est. J'étais tout seul dans mon compartiment, je lisais Renaud Camus, son Esthetique de la Solitude, j'étais bien, un peu perdu, comme convalescent, comme je le suis toujours, oui, j'étais bien...&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>05 juillet 1990</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Berlin. 15 heures.&lt;br /&gt;
Il pleut comme jamais. Quelle ville !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour à la maison, donc. Long voyage très beau – et très long – à travers les forêts de l’Allemagne de l’Est. J’étais tout seul dans mon compartiment, je lisais Renaud Camus, son &lt;em&gt;Esthétique de la solitude&lt;/em&gt;, j’étais bien, un peu perdu, comme convalescent, comme je le suis toujours, oui, j’étais bien…&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>04 juillet 1986</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Tentatives un peu hésitantes sur un vieux projet, la suite de &lt;em&gt;Histoire d’amour&lt;/em&gt;. Les deux hommes et la femme se retrouvent de nombreuses années plus tard. Elle a refait sa vie, une fois encore, avec un troisième homme. Avec le second, celui qui est architecte, elle a eu une fille, ou deux, mais l’autre est malade, et nous n’en parlons jamais. Le second – l’Architecte – vit avec une femme. Il s’est marié avec elle, « pour plus de sécurité »…&lt;br /&gt;
Ils se retrouvent, les trois hommes, les deux femmes et la jeune fille. Il y a des souvenirs communs et certains, le troisième homme et la seconde femme, sont exclus.&lt;br /&gt;
Ils parlent d’argent. Beaucoup.&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>02 juillet 1994</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Me lève très tôt (me couche tôt) et suis très sérieux : lecture une heure ou deux puis au travail. &lt;em&gt;La Cagnotte&lt;/em&gt;, mais ai réduit le texte de&lt;em&gt; Nous, les héros&lt;/em&gt; pour France Culture – on parle durée et pas autre chose à France « Culture » – et j’ai décidé de m’atteler aux corrections de &lt;em&gt;J’étais dans ma maison…&lt;/em&gt; (Je me réconcilie assez vite avec ce texte… si le passage sur le premier été sans désir de l’Aînée ne parle pas de moi.)&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>01 juillet 1986</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Au théâtre, la semaine dernière, à Paris, ai vu deux chorégraphies de Pina Bausch : &lt;em&gt;Les Sept Péchés capitaux&lt;/em&gt; d’après Brecht et Kurt Weill, &lt;em&gt;Ne crains rien&lt;/em&gt; sur des textes de Brecht et musiques de Weill, pris dans différentes œuvres.&lt;br /&gt;
C’est non seulement magnifique (les mouvements de groupe, la douleur, la souffrance mais aussi un humour décapant) mais aussi terrible de pessimisme.&lt;br /&gt;
La chanteuse dans &lt;em&gt;Les Sept Péchés capitaux&lt;/em&gt; notamment était magnifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lecture : &lt;em&gt;Ma vie&lt;/em&gt;, nouvelle de Tchekhov.&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>30 juin 1987</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Difficultés financières insurmontables. Pour la compagnie et, de fait, pour moi. Horizon bouché et gros ennuis à l’horizon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ai terminé la deuxième mouture de &lt;em&gt;Derniers remords avant l’oubli&lt;/em&gt;. Très « Paul, passe-moi le sel ».
Projet de travailler sur « les Gallimard » pendant la dernière guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lecture de Jouhandeau.&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>29 juin 1994</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Me suis offert, là, cet après-midi, dans le Marais, un tirage photographique des années trente représentant Joséphine Baker faisant la grimace la plus insensée qui soit.&lt;br /&gt;
Cassé ma tirelire.&lt;br /&gt;
Me faire des cadeaux.&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>28 juin 1990</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Ici, Prague, tout est splendeur. C’est une des plus belles villes que j’aie pu voir. Chaque rue, chaque maison est un mystère et une beauté. Nous nous sommes longuement promenés hier soir, la ville était presque déserte et on pouvait se croire cinquante ou cent ans en arrière, solitaire, amoureux et triste à la fois.&lt;br /&gt;
Les ruelles font aussitôt songer à ce bon vieux cher Franz…&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>27 juin 1992</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Dîner formidable hier soir avec Olivier Py et Élizabeth. On a parlé de cul toute la soirée d’une manière joyeuse (cela venait de ce que raconte mon film).&lt;br /&gt;
Je les aime beaucoup. Elle sera Toinette et lui Cléante dans &lt;em&gt;Le Malade imaginaire&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>26 juin 1988</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Hier, la ferme près de Rouen (Elbeuf) chez mon frère et Marie. Mes parents y sont pour quelques jours. Gâtisme généralisé autour du neveu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ma mère au mieux de son état de mère.&lt;br /&gt;
Je suis vache. Je n’avais plus un sou. Elle m’a donné mon billet de train pour rentrer le soir. À 31 ans c’est un peu humiliant. C’est gentil de sa part mais le discours qui va avec cette générosité m’encourageait à me pendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soir (puisque argent, un peu, il y avait) la sortie totale, c’est-à-dire celle qui précède le retour à Besançon (comme si je ne devais jamais revenir ici).&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>24 juin 1987</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Mort de Jacques Jolivet (entrefilet dans Libération). Il était l’administrateur de Alfredo Arias (le Groupe TSE).&lt;br /&gt;
Moi, je le connaissais comme ça. On se rencontrait toujours dans le même bar.&lt;br /&gt;
Il y avait eu une nuit aussi il y a longtemps (j’en ai parlé dans ce journal).&lt;br /&gt;
On se rencontrait et il se moquait toujours gentiment de moi. Me faisait des clins d’œil.&lt;br /&gt;
Je l’aimais bien comme un vieil amant d’une nuit. Il buvait beaucoup aussi et il souriait tout le temps.&lt;br /&gt;
Il avait 36 ans. Il est mort de maladie. On vous laisse deviner laquelle.&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>23 juin 1994</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Et peu à peu, pourtant, hier j’étais parti de chez moi après avoir bien travaillé et déjeuné, vers 16 heures, chercher un disque, un livre, regarder les pantalons et vestes en lin de l’été, peu à peu la nostalgie me prit doucement, sans douleur, rien, mais la nostalgie tout de même. Rien de grave mais ce sentiment, peu à peu mélancolique de traverser le Monde, doucement, à pas lents, s’intéressant à la musique donc, à des livres superbes, brave homme « honnête » et en même temps totalement spectateur de la vie, du désir – l’été fait se dénuder quelques beautés déprimantes –, spectateur paisible et exclu.&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>22 juin 1986</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Suis de plus en plus organisé – une réflexion que je me faisais – organisé, oui, pour éviter tout débordement amoureux, tout problème, tout envahissement incontrôlé de ma vie, ma petite vie.&lt;br /&gt;
Exemple : je rencontre un garçon, il y a deux ou trois semaines, ici, à Paris. Je le revois, nous fréquentons les mêmes lieux et le Monde (Paris) est petit. Lorsque nous sortons du terrain « gymnique » pour entrer – au bout de deux ou trois rencontres, on finit par causer, logique – pour entrer dans le chapitre : « À quoi tu penses ? »&lt;br /&gt;
Je fuis.&lt;br /&gt;
Contre-exemple : je tombe, le cas de le dire, sur un très joli jeune homme. Le moins qu’on puisse dire, c’est que je fonds. Il a visiblement le même comportement – théorie ? – que moi. Je geins (du verbe geindre).&lt;br /&gt;
Moralité (synthèse) : « Ah, c’est l’amour, l’amour, qui fait tourner la terre ! » (Lewis Carroll.)&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>21 juin 1993</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;En guise de souffler un peu à Paris, suis sorti vendredi soir. Allé au Bar.&lt;br /&gt;
Un garçon – Jérôme – voulut m’emmener chez lui (Opéra) comme on embarque un trophée au nez des autres chasseurs. (Je crois que les autres chasseurs s’en foutent !…)&lt;br /&gt;
Il me caressait les mains dans la voiture. Deux minuscules chambres de bonnes avec un grand lit en bois, ancien, et un piano. Le jour se lève, c’est beau comme la vie il y a dix ans (le nombre de petits matins que j’ai connus). Mais le Monsieur me déclare très très vite qu’il lui faut exactement un homme comme moi dans sa vie : je reste silencieux mais je ne m’endors pas là.&lt;br /&gt;
Dans la rue, 7 heures, tout seul, il fait doux – je jette du jus à la mairie du 20e –, je suis vivant, « moi, le héros ».&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>20 juin 1989</title>
            <link href="http://http://www.lagarce.net/" rel="alternate" type="text/html" title="20 juin 1989" />
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;La Chine a failli se réveiller. Les étudiants, les ouvriers se sont installés dans la rue, mais en une nuit l’armée a tiré dans la foule – 3 000 morts à Pékin – et les images effrayantes de la violence d’État, humiliations, arrestations, procès sommaires et condamnations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous – les joyeux habitants de la Démocratie – étions conviés à aller voter pour les élections européennes ce dimanche et moins de la moitié s’est déplacée.&lt;br /&gt;
12 % de lepénistes en France et 7,5 % d’ex-nazis allemands.&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>19 juin 1992</title>
            <link href="http://http://www.lagarce.net/" rel="alternate" type="text/html" title="19 juin 1992" />
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Beaucoup d’attention autour de moi, coups de téléphone, petits mots et je sais que j’ai l’air un peu dur, écartant vite des conversations, m’interdisant à moi-même les visites, mais c’est que je ne souhaite pas couler et j’ai déjà assez de mal, je dois faire beaucoup d’efforts pour simplement me tenir à la surface de l’eau sans pouvoir en plus tenir une conversation sur l’Art de la Natation.&lt;br /&gt;
Désolé pour la tendresse des autres, dont je ne doute pas, mais la tendresse est terrible, elle vous fait vous abandonner.&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>18 juin 1985</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Première de &lt;em&gt;De Saxe, roman&lt;/em&gt; vendredi dernier. Un ratage total. Un vrai désastre. Cinq cents personnes dans la salle, trois rangs de journalistes et les applaudissements de à peu près cinquante personnes polies.&lt;br /&gt;
Une catastrophe, on vous dit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, premier article dans&lt;em&gt; Libération&lt;/em&gt; de Marion Scali où il est question de « très mauvais Lagarce ».&lt;br /&gt;
(On dit tout de même que je suis capable de faire du très bon travail et que là, « j’aurais mieux fait de me casser une jambe ».)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le coup fut rude, c’est le moins qu’on puisse dire.&lt;br /&gt;
Le tout est de s’en relever.&lt;br /&gt;
Je vais travailler, changer. J’en reparlerai.&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>17 juin 1994</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Ai relu donc &lt;em&gt;J’étais dans ma maison…&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;
Eh bien, ce n’est pas la catastrophe accablante que j’imaginais. Cela se tient dans son procédé, et il y a là peut-être une ou deux pages pas mal du tout. J’étais surpris qu’on s’y retrouve et que les personnages, dans une chose aussi peu bâtie, que les personnages existent…&lt;br /&gt;
Ce n’est pas honteux, pas du tout (un peu court, mais pas honteux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et maintenant Messeigneurs, mon chèque, que je m’achète un fauteuil !&lt;/p&gt;</content>
        </entry><entry>
            <title>16 juin 1994</title>
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            <updated>2007-10-30T00:01:00+01:00</updated>
            <author><name>Jean-Luc Lagarce</name></author>
            <content type="html">&lt;p&gt;Au-delà de mes atermoiements « légendaires » (et qui finissent par faire partie des discours qu’on tient sur moi) et de la Maladie (parce que tout de même, tout de même…) on peut se rassurer de voir que les gens « projettent » très fort dans l’avenir et que je suis sollicité très fort par les théâtres importants.&lt;br /&gt;
(Ne pas « systématiquement » l’oublier.)&lt;/p&gt;</content>
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