HEARST. – Il est courant ici de me confondre avec la ville tout entière‚ de parler de moi lorsque l’on souhaite parler d’Hollywood et de dire « Hollywood » en parlant de moi. Ce que l’on confond aussi… puisque nous en sommes à ce chapitre… ce que l’on confond aussi‚ bien souvent‚ ce sont les qualités et les biens‚ le résultat du travail et la part du hasard‚ et des tas d’autres choses encore… S’il est une chose que je souhaite mettre à jour‚ éclairer et surtout‚ surtout‚ remettre à sa place‚ c’est cette confusion impardonnable qui nous gouverne‚ cette confusion de la part avec l’ensemble‚ de l’individu avec la totalité… Moi-même ici‚ comment l’exprimer plus simplement encore ? Je ne suis pas certain que l’on m’écoute. Que l’on me comprenne‚ que l’on soit en mesure de me comprendre. Moi-même‚ ici‚ je ne suis que cela‚ je ne suis rien ni plus ni moins que Randolph Hearst‚ d’un quelconque département de la ville…
(…)
EVE. – Naturellement‚ le rôle que je souhaitais obtenir… demoiselle de compagnie de Marion Davies… dans ce film de Harry Beaumont… The Floradora Girl…
DOROTHY. – Naturellement.
EVE. – Naturellement‚ ce rôle‚ je ne l’obtins pas.
Elles rient.
(…)
EVE. – Et puis aussi‚ je connais des gens désormais‚ d’autres qui pourraient‚ s’ils le voulaient‚ m’aider.
DOROTHY. – Alors‚ tout va bien.
Elles rient.
(…)