logo


© theatre-contemporain.net

  • Agrandir la taille du texte
  • Réduire la taille du texte
  • Imprimer la page
  • Envoyer cette page à un ami
 

Son œuvre

Ses pièces

Les règles du savoir-vivre dans la société moderne

de Jean-Luc Lagarce

 

1. Naissance : Formalités légales

par la Baronne Staffe

La pièce de Jean-Luc Lagarce est une réécriture d'un manuel de la Baronne Staffe, née Blanche Soyer, paru en 1889 : Usages du monde : Règles du savoir-vivre dans la société moderne.
Nous vous en proposons ici quelques extraits.

La naissance d'un enfant doit être déclarée à la mairie du lieu où la mère est accouchée. Cette déclaration ne peut, sous aucun prétexte, être effectuée dans une autre commune. La déclaration doit être faite dans les trois jours après l'accouchement. Ce délai est absolument rigoureux. Après, il serait trop tard, et l'on n'obtiendrait l'inscription de l'acte de naissance qu'au prix de mille ennuis, de dépenses et de peines édictées par le code. Cette obligation appartient au père. S'il ne peut se présenter et qu'il n'ait pas donné de procuration, s'il est malade, absent ou mort, la déclaration sera faite par un médecin ou la sage-femme qui a accouché la mère, ou par toute autre personne ayant assisté à l'accouchement.
Si l'enfant est né mort, il faut quand même déclarer sa naissance, et un médecin doit attester que sa mort a précédé sa naissance. Quand il y a des jumeaux, on doit faire connaître l'ordre dans lequel ils sont nés, afin qu'on puisse établir quel est l'aîné.
S'il arrivait à quelqu'un de trouver un enfant nouveau-né, il devrait en faire la déclaration immédiatement.
Lors de la déclaration, on présente l'enfant à la mairie, afin que l'officier de l'état civil puisse constater le sexe. Pour passer l'acte, le concours de deux témoins – dans les conditions requises : nationalité française, capacité de signer, domicile dans l'arrondissement communal du lieu où l'acte s'établit, sexe masculin... jusqu'à nouvel ordre – le concours de deux témoins est indispensable. Le père, ou celui qui agit en son lieu et place, les amène.
Les nom et prénoms de l'enfant sont donnés, le premier avec la véritable orthographe, pour s'épargner tout embarras, toute confusion dans l'avenir, les derniers dans l'ordre où l'on entend qu'ils restent. Les prénoms ne doivent pas être choisis en dehors de ceux que la loi permet d'employer.