Janvier – février
Projet de mise en scène sur Instructions aux domestiques de Swift.
Représentations des Égarements du cœur et de l’esprit à Aoste en Italie.
Abandon du projet sur Dommage qu’elle soit une putain et décision définitive d’adapter Instructions aux domestiques pour le mois d’avril.
Répétitions et filages pour Sans titre, 1, avec Hideyuki Yano.
Le 2 février, à Strasbourg, participe à un débat public sur le théâtre contemporain avec Valère Novarina, André Marcon et Yves Reynaud.
Présentation de Sans titre. « Diversement accueilli. »
Projet de mise en scène sur Images de Mussolini en hiver de Llamas. Projet d’écriture : un groupe de journalistes venus se perdre dans une petite ville pluvieuse où une série de crimes a lieu ; titre provisoire : Dans les marécages.
Difficultés financières pour la préparation de Instructions aux domestiques. Tentative d’organiser une nouvelle tournée des Égarements du cœur et de l’esprit pour l’automne, à jouer en alternance avec l’adaptation de Swift.
Mars – avril – mai
La Ville de Besançon signe avec l’Etat une convention qui consacre son entrée à l’Espace Planoise, à part égale avec Yano.
Le 26 mars, début des répétitions pour Instructions aux domestiques.
Préparation d’un dossier de candidature pour « la Villa Médicis ».
Abandon du projet sur Images de Mussolini en hiver. Projet de mise en scène : L’Affaire de la rue de Lourcine de Labiche. Projet d’écriture : une pièce sur les Gallimard.
Le 29 avril, première de Instructions aux domestiques à Besançon : « Accueil mitigé, très mitigé. » Le 2 mai, note dans son Journal : « Swift, tout compte fait, ce n’est pas si mal accueilli que ça. »
Le 18 mai, fin des représentations de Instructions aux domestiques. Annonce à la compagnie sa décision de quitter La Roulotte.
Lecture marquante : Mes parents de Hervé Guibert.
Agressé dans le métro parisien à cause de sa « gueule de pédé ».
La Maison des Arts et Loisirs de Strasbourg lui propose de monter Bérénice de Racine pour février 1987.
Juin – juillet
Le 22 juin, à Paris pour visiter des lieux où pouvoir jouer Swift pendant l’hiver.
Tentatives hésitantes sur un vieux projet, la suite de Histoire d’amour (titre provisoire : Derniers chapitres au constat amoureux). Incapacité d’écrire : « Je suis comme un tas, couché sur mon lit à prendre le papier et le stylo pour essayer de saisir un ou deux mots. Rien. Incapable. »
Voit Le Sacrifice de Tarkovski. (« C’est cela par-dessus tout que j’aimerais pouvoir écrire. »)
Lecture marquante : Belle du Seigneur de Albert Cohen.
Représentation des Égarements du cœur et de l’esprit au Festival d’Alès.
Août – septembre
Le 2 août, naissance de Camille, fille de François Berreur et Christine Rouillaux.
Projet d’écriture : transformer Ma-Strar en pièce de théâtre.
Mi-septembre, travaille sur la suite de Histoire d’amour, le titre choisi est Derniers remords avant l’oubli.
Projet autour de textes de Labiche à l’Espace Planoise ; le titre provisoire est une phrase de Paul Morand : Et comble d’injustice, les jeunes gens d’aujourd’hui sont plus beaux que nous ne l’étions.
Octobre
Tournée en Italie et en Algérie avec les Égarements du cœur et de l’esprit : le 13, représentation à bord de l’Eugenio C., un bateau de luxe affrété par Le Figaro, au large de la Sicile ; représentations à Tlemcen, Oran, Alger et Annaba, dans les centres culturels français.
Le 26, emménage à Paris, au 15, rue Didot, dans le 14e arrondissement. Commence à fréquenter La Coupole : « On a les mythologies qu’on peut. »
Le 31, termine Derniers remords avant l’oubli.
Novembre – décembre
La tournée de Instructions aux domestiques se poursuit : représentations à Nancy, Mulhouse, Besançon, Strasbourg et Paris.
Difficultés sur Et comble d’injustice… Le sous-titre 1957-1987 devient le titre de la pièce.
Projet d’écriture : Don Quichotte, un livret d’opéra pour une mise en scène de Charlotte Nessi, musique de Mike et Kate Westbrook.
Le 11 décembre, représentation de Instructions aux domestiques au Café de la Danse à Paris. Pas très bon article dans Le Monde, mais un certain nombre de théâtres prennent des options sur la pièce pour la saison suivante : Poitiers, Mâcon, Chalon-sur-Saône, Malakoff et Uzès.
Strasbourg confirme sa proposition de faire une mise en scène pour l’automne suivant : Bérénice ou L’Impromptu de Versailles.
Travail sérieux sur 1957-1987 et contacts très intéressants avec le Théâtre du Campagnol et avec le Théâtre de l’Aquarium de Didier Bezace.
Difficultés financières de la troupe.
Projet d’écriture : « Je devrais écrire le récit de mes relations avec l’Enfant de François et Christine. » Quelques notes jetées sur le papier ; titre provisoire : Le Combat avec l’Enfant.